Ce qu'on nomme l'amour n'est que l'alibi rassurant de l'union d'un pervers et d'une pute, que le voile rose qui couvre la face effrayante de l'inéluctable solitude.L'amour c'est tout ce qu'on a trouvé pour aliéner la déprime post-coïtum, pour justifier la fornication, pour consolider l'orgasme.C'est la quintessence du Beau, du Bien, du Vrai, qui refaçonne votre sale gueule, qui sublime votr existence mesquine.
Et bien moi, je refuse.
Que dire du bonheur?Rien.ça emmerde les autres.Et puis je ne vais pas vous raconter mon sourire niais?ça ne se raconte pas un sourire, surtout niais!
Je ne vais pas vous retranscrire les adorables bêtises qu'on se débite à longueur de nuits, ni décrire sa façon de replacer mes mèches derrière mon oreille, la douceur de sa joue contre la mienne...Vous voyez, je tombe très vite dans les mauvais clichès.
je suis partie.
Le bonheur n'est pas éphémère.le sentiment ressenti et pris pour le bonheur quand on est amoureux, quand on a réussi quelque chose, c'est le sursis avant de comprendre l'erreur: l'être aimé ne ressemble à rien, ce que vous avez réussi ne rime à rien. cela ne vous rend pas malheureux, mais conscient.Le bonheur ne se finit pas, il se rectifie.